Les polluants de l'eau
- Quels polluants peut-on retrouver dans l'eau du robinet?
- Quels sont les risques pour la santé ?
Limite réglementaire |
Risques pour la santé au delà |
|
Pesticides |
0,1 µg/L par substance individualisée et 0,5 µg/L pour le total des pesticides quantifiés. |
Probable : maladie de Parkinson Possible : tumeurs du cerveau, leucémies, et lymphomes |
Nitrates |
50 mg/L |
Possible : cancer de l’estomac, de la vessie, de la prostate |
Aluminium |
200 µg/L |
Probable : maladie d’Alzheimer Possible : sclérose en plaque |
Plomb |
25 µg/L, 10 µg/L pour 2013 |
Probable : chez l’enfant, retards mentaux, troubles neurologiques problèmes de mémoire et d’attention Possible : cancer du poumon, du rein et de l’estomac |
Fer |
0,2 mg/L |
Possible : maladies cardiovasculaires et de cancers, maladie d’Alzheimer, chorée de Huntington |
L’eau du robinet : un cocktail de polluants ?
Article publié par Isabelle Eustache le 20/05/2011
Nouveau rapport d’analyse de l’eau de boisson, du
WWF cette fois. Cette association écologique (World Wildlife Fund ou le
Fonds mondial pour la nature) vient de procéder à une analyse comparée
de l’eau du robinet et de l’eau en bouteille.
Des échantillons d’eau du robinet,
directement prélevés chez le consommateur dans une cinquantaine de
villes françaises, ont été analysés par un laboratoire référent. Plus
d’une centaine de molécules ont été recherchées, dont certaines sont
connues comme perturbateurs endocriniens (HAP, PCB, bisphénol A, organochlorés, pesticides, etc.).
Des traces de polluants dans l’eau du robinet et dans l’eau bouteille
Les résultats montrent que l’eau du robinet
respecte les normes en vigueur. Cependant, 19 molécules ont été
détectées : nitrates, résidus chlorés, bromés et aluminium. Par
ailleurs, des molécules d’hydrocarbure aromatique polycyclique (HAP) et
d’atrazine (issues de pesticides agricoles) ont été retrouvées dans plus
de 20% des eaux échantillonnées !
Des échantillons d’eau en bouteille ont également été analysés à partir de 15 sites de production. Là encore, des traces de polluants ont été détectées : nitrates, aluminium, antimoine et plomb. Comme pour l’eau du robinet, leurs concentrations sont inférieures aux normes réglementaires. Seulement voilà, chaque trace de polluant s’additionne aux autres. On aboutit ainsi à une sorte de cocktails polluants, susceptible d’être dangereux à long terme pour la santé.
On
sait bien que les perturbateurs endocriniens par exemple, même à faible
dose, peuvent provoquer des effets néfastes à la santé dès lors qu’ils
sont associés.
En pratique, sachant que la pollution des nappes phréatiques ne fait qu’augmenter, il est urgent de revoir les normes acceptables en terme de pollution pour l’eau de boisson.
Pour en savoir plus, consultez l’appel des experts autour de David Servan-Schreiber : www.guerir.org.
Sources : Rapport WWF 2011, « Eau de boisson : Analyses comparées de l’eau du robinet et de l’eau en bouteille », www.wwf.fr.
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